Le whiplash (ou whiplash injury) peut être responsable de très nombreux troubles dans tous les systèmes. Il peut notamment expliquer des douleurs chroniques persistantes depuis des années que les traitements conventionnels ne permettront pas de soulager. Ce sont souvent des patients qui viennent en disant « J’ai mal partout ! ».

Je vous explique l’essentiel de ce qu’il y a à savoir sur le whiplash et de la nécessité de le traiter en priorité lors d’une première consultation. À noter que seule l’ostéopathie permet de traiter ce type de troubles !

Pour faire simple, le whiplash désigne une accélération et une décélération brutale de l’ensemble des liquides du corps. Pour vous donner une image, c’est le coup-du-lapin typique qu’on observe dans le cas d’un accident de voiture avec un choc frontal ou par l’arrière.

Pour comprendre le phénomène et le mot de whiplash, il faut visualiser un fouet (whip en anglais) et son mouvement ondulatoire avant qu’il ne claque. Ce mouvement est le même qui se produit au niveau de la colonne vertébrale et notamment au niveau cervical lors d’un choc.

À noter : petite subtilité, il peut s’agir d’un choc physique tel qu’un accident de voiture, d’une chute à ski ou à vélo par exemple, mais aussi d’un choc émotionnel brutal tel qu’un décès inattendu, une injustice vécue comme une trahison, etc.

En terme physique, le whiplash va entraîner toute une série de symptômes. Le plus fréquemment on retrouve :

  • des douleurs toutes du même côté (à gauche ou à droite),
  • une tendance à laisser les objets nous échapper des mains,
  • un équilibre perturbé avec une tendance à se cogner dans les meubles,
  • une tendance, en voiture, à rouler trop au centre de la chaussée ou trop à droite.

De plus, en fonction de l’importance et de l’ancienneté du whiplash on peut avoir un retentissement sur l’humeur, être souvent malade (puisque le système immunitaire est lui aussi impacté), éprouver une grande fatigue avec des troubles du sommeil, avoir des troubles du transit, etc. et même en définitive une dépression nerveuse.

Tout cela s’explique par un décalage du centre de gravité dû au choc.

Perte d'équilibre
Concrètement, au cabinet, outre les questions qui permettent d’évoquer un whiplash, on va retrouver une perte d’équilibre lors du test que je fais réaliser pieds joints et yeux fermés (vers la gauche sur cette image).

 

 
Samuel banane
Parfois on observe une personne qui adopte une position courbée en s’allongeant sur la table alors qu’elle pense être droite.

 Les tests palpatoires ostéopathiques finissent de compléter le tableau avec des tensions retrouvées du même côté.

 

Le travail de l’ostéopathe va donc être de rééquilibrer l’axe et de redonner une verticalité.

A la fin de la séance, le patient peut ressentir des sensations bizarres, un équilibre différent. L’effet le plus marquant est une très grande fatigue le soir qui suit la séance. Je conseille toujours aux patients de ne pas lutter contre la fatigue et de se coucher ce soir-là, dès qu’elle se fait sentir. Il faut également boire beaucoup d’eau dans les jours qui suivent pour favoriser l’intégration.

Il faut ensuite prévoir une seconde séance dans les 2 ou 3 semaines qui suivent. Au cours de cette seconde séance, il sera possible de s’intéresser plus spécifiquement au motif de consultation initial du patient. Suite au traitement du whiplash, les différents traitements qui seront mis en place tiendront, ils seront efficaces durablement.

N’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions à me poser sur le whiplash…

 

Et retrouvez ce texte en vidéo sur Youtube : https://youtu.be/T8KMxmNiDUw